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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 12:12

Plusieurs salariés de Teleperformance ont fait jouer hier après-midi leur droit de retrait. En arrivant à leur poste de travail sur le site de Montigny-le-Bretonneux, ils ont découvert que la direction avait fait sceller leurs téléphones dans des boîtes en carton . Parfaitement fermées, les boites laissent uniquement sortir le câble qui permet à l’opérateur de porter son casque.

Cette mesure touche uniquement les employés qui sous-traitent les appels clientèle d’Orange.
«Outre le risque électrique, car les boites en carton commencent déjà à chauffer, il est impossible d’accéder aux touches de réglage du volume. Comment la direction peut-elle envisager de demander aux salariés une prise d’appels sans possibilité de régler le niveau sonore, vu les risques d’atteintes auditives ? » s’interroge la .

« Une situation d’infantilisation et de contrôle »

La direction a voulu interdire l’accès aux touches du téléphone pour empêcher ses salariés de transférer les appels des clients d’Orange aux responsables régionaux de l’opérateur de téléphonie comme cela s’est fait à plusieurs reprises ces dernières semaines.
« Ces actes et détournements de procédures ont porté préjudice à l’entreprise, a précisé hier la société. La direction a dû prendre des mesures spécifiques de protection de l’outil de travail des collaborateurs les téléphones afin que ces derniers ne soient plus détournés. » Selon nos informations, la direction a aussi fait savoir que des sanctions seraient prises en cas de destruction des boîtes. Depuis le début de l’été, les salariés multiplient les opérations coup de poing pour protester contre un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 157 postes et le déménagement de 318 employés franciliens dans le et dans le .
Hier, après en avoir référé au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la société, les employés ont contacté l’inspection du travail des Yvelines pour faire valoir « les dangers graves et imminents » qu’ils couraient.
Sonia Porot, déléguée CGT, condamne surtout une « situation d’infantilisation et de contrôle ». « Ce sont des conditions de travail génératrices de mal être et de souffrance au travail », insiste la déléguée syndicale. Les employés annoncent qu’ils ne renonceront à leur droit de retrait que lorsqu’ils pourront de nouveau accéder à leur téléphone.

Le Parisien, édition des Yvelines, M.FI. | 15.09.2009
Par cgt.tph-montigny - Publié dans : La vie du site
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