Partager l'article ! Teleperformance Tunisie-France : même patron, mêmes revendications. Solidarité pour la grève du 15 février !: Il y a en Tunisie 20 000 salar ...
Section CGT Teleperformance
Guyancourt (78)
Il y a en Tunisie 20 000 salariés dans les centres d’appels tunisiens, dont les 2/3 travaillent pour 4 grands opérateurs, dont Teleperformance et Stream, eux-mêmes sous-traitants d’entreprises
comme SFR, Numéricable ou France Telecom… En règle générale, la moitié seulement des téléconseillers travaillent à temps plein.
Teleperformance a 5 centres en Tunisie (5600 salariés) et c’est le premier employeur privé de la région de Tunis. Le groupe Teleperformance s’organise de manière commune pour la France et le
Nearshore, nous avons donc bien les mêmes employeurs… mais aussi la même politique sociale et salariale.
La CGT solidaire du mouvement syndical
et des luttes sociales en Tunisie
Dans les centres d’appel, la prestation facturée au donneur d’ordre est divisée par deux quand l’activité est traitée au Maghreb. Les salaires eux sont en moyenne 4 à 5 fois plus bas qu’en
France.
On voit donc à quel point les marges sont plus importantes en offshore… mais sur le dos des salariés ! Cela s’appelle le dumping social, et c’est un phénomène que combat la CGT Fapt, en
développant la solidarité nécessaire entre les salariés des différentes entités ou nationalités, ici ou là-bas.
Nos collègues tunisiens ont les mêmes revendications que nous.
En les soutenant, nous renforçons le rapport de force
pour gagner ici comme là-bas !
Lors des mouvements sociaux et des grèves qui ont amené la chute du régime de Ben Ali, l’UGTT a revendiqué notamment des augmentations de salaire, l’amélioration des conditions de travail, la
titularisation des contractuels (CDD) et la création d’une caisse de chômage.
Les syndicats UGTT dans les centres de TP-Tunisie ont mené une négociation longue avec l’administration pour trouver une solution mais la direction refuse toute les revendications de la partie
syndicale. La dernière réunion de conciliation le 10 Février n’a pas abouti à une solution.
Le 15 février sera donc une journée de grève générale dans tous les centres de TP-Tunisie pour revendiquer une grille de classification salariale qui respecte la loi tunisienne, protéger le droit
syndical, refuser les transferts abusifs des salariés entre les centres de TP, refuser les licenciements abusifs de certains salariés, revendiquer la transparence dans le calcul des primes et
autres revendications légitimes.
Ces revendications sont les nôtres,
manifestons notre solidarité à nos collègues en lutte,
en Tunisie comme ailleurs !